La Réunion : GR R2 étapes 2 et 3 – Gîte de la Roche Écrite – Dos d’Âne – Aurère
À relire, GR R2 étape 1 et sommet de la Roche Écrite
Après le lever de soleil au sommet de la Roche Écrite et le retour vers le refuge, l’heure est venue de repartir. Je range le reste de mes affaires, je resserre mon sac, et je m’élance vers Dos d’Âne, objectif du jour.
GR R2 étape 2, entre le refuge de la Roche Écrite et Dos d’Âne (8.1 kilomètres, 258 D+, 949 D-)
Carte et profil de l’étape :

Je quitte le refuge en empruntant un sentier vallonné, qui s’enfonce rapidement dans une belle forêt. La marche est agréable, rien de brutal au départ. Après quelques kilomètres, la sentier arrive près du rempart et la forêt s’ouvre peu à peu. À travers les arbres, le cirque de Mafate commence à se dévoiler.
Très vite, je remarque les premières toiles de néphiles, appelées ici bibes. Immenses, tendues entre deux arbres, elles se trouvent souvent en hauteur. Leurs occupantes, impressionnantes par leur taille et leurs longues pattes, restent immobiles au centre de la toile, parfaitement indifférentes à mon passage.
J’apperçois maintenant parfaitement Dos d’Âne. Le sentier gagne ensuite la ligne de crête, avec une dernière courte montée jusqu’à la Roche Verre Bouteille. Arrivé là-haut, le spectacle est total, le cirque de Mafate se dévoile dans toute sa grandeur, avec ses remparts vertigineux et ses reliefs tourmentés. Un moment de pure contemplation.
La descente vers Dos d’Âne est assez raide, parfois cassante, avec des marches naturelles et un sol qui demande toute l’attention possible. J’atteins finalement le parking, point de transition entre la montagne et le monde plus accessible. Il reste encore environ un kilomètre sur la route pour rejoindre le centre de Dos d’Âne. Une portion moins sauvage, mais presque reposante après la descente.
Demain, en revanche, les choses sérieuses commencent. Dos d’Âne n’est qu’une porte d’entrée. Derrière, il y a Mafate, le vrai.
GR R2 étape 3, entre Dos d’Âne et Aurère (11.9 kilomètres, 854 D+, 819 D-)
Carte et profil de l’étape :

Je quitte Dos d’Âne vers 8h. Il fait 19°C, une température idéale pour marcher, surtout en sachant ce qui m’attend. Une courte portion de route me mène au panneau qui marque le début du sentier. Le sentier descend alors immédiatement, sans transition ni échauffement possible.
Très vite, la rivière des Galets se dévoile en contrebas, immense ruban minéral qui serpente au fond de la vallée. Le cirque de Mafate s’ouvre pleinement, immense amphithéâtre naturel entouré de remparts vertigineux. La descente est soutenue et parfois impressionnante. Une échelle et quelques câbles sécurisent les passages les plus exposés, mais le sentier reste raide et demande de l’attention.
Après une longue plongée, j’atteins enfin Deux Bras, au fond de la vallée. Il faut alors traverser le bras de Sainte-Suzanne, ce qui se fait facilement à sec, en sautant de rocher en rocher.
Le sentier suit ensuite le lit de la rivière sur environ deux kilomètres, quasiment à plat. Une portion étonnamment reposante, même s’il faut rester attentif. La rivière se traverse à gué à trois reprises, toujours sans difficulté ce jour-là mais il doit en aller tout autrment après de fortes pluies.
Arrivé au lieu-dit La Porte, le décor change. La montée vers Aurère commence, et elle ne fait pas semblant. Les escaliers sont hauts, parfois interminables, et la pente ne faiblit jamais vraiment. Le dénivelé s’accumule rapidement. La dernière partie est particulièrement pentue, presque éprouvante avec la chaleur et les kilomètres déjà parcourus.
Quand j’atteins enfin Bord Bazar (960 m), je sais que le plus dur est derrière moi. Aurère n’est plus qu’à une quinzaine de minutes. Une formalité, cette fois.
Il fait près de 24°C en ce début d’après-midi lorsque j’arrive à l’îlet. Mais me voilà enfin au cœur de Mafate, et cette sensation-là vaut largement tous les efforts.
Trek effectué en septembre – octobre 2025
Le GR R2 est en sentier de grande randonnée qui traverse l’île de la Réunion du nord au sud (entre Saint-Denis et Basse Vallée) en passant par le centre montagneux et volcanique de l’île































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