Conseils et équipement recommandé pour le Kilimandjaro

Si après avoir lu mes récits d’ascension du Kilimandjaro tu veux toi aussi te lancer dans cette grande aventure, je vais essayer de te donner quelques conseils pour partir dans les meilleures conditions.

Le toit de l’Afrique est accessible à tout bon marcheur (pas besoin de matériel d’alpinisme) mais il nécessite quand même une sérieuse préparation et un matériel adéquat. Tu trouveras une liste de l’équipement recommandé plus bas dans cet article.

Le parc national du Kilimandjaro se situe près des villes de Moshi et Arusha au nord de la Tanzanie près de la frontière avec le Kenya avec l’aéroport international du Kilimanjaro (JRO) entre les deux.

Mais en préambule, je te propose d’abord de faire un peu plus connaissance avec la montagne grâce à cette carte et un petit abécédaire.

Carte des parcs nationaux du Kilimandjaro et Arusha

© Sémhur / Wikimedia Commons

Le parc national du Kilimandjaro de A à Z

comme Aventure : Ce n’est pas tous les jours que tu auras l’occasion de grimper sur le point le plus élevé d’Afrique, une montagne faisant partie du club restreint des sept sommets (Les montagnes les plus hautes de chacun des sept continents). Donc un trek au Kilimandjaro est assurément une aventure en soi.

comme Bivouac : Ne t’attend pas à trouver des hôtels cinq étoiles sur la montagne. Suivant la voie que tu choisiras, tu auras au mieux des lodges rudimentaires sans douches (Voie Marangu) mais il est plus probable que tu dormiras sous tente (toutes les autres voies).

comme Crater Camp : Ce campement est le plus élevé sur la montagne, il est situé à plus de 5700 mètres d’altitude près du cratère. Il y a très peu de personnes qui choisissent d’y passer la nuit. Si tu choisis néanmoins cette option loin des foules (comme moi), tu peux être sûr que tu auras le lever de soleil pour toi tout seul.

comme Descente : Une fois que tu auras atteint le sommet, une longue descente de plus 22 kilomètres t’attend jusqu’à Mweka Gate situé à 1640 mètres d’altitude.

 comme Entraînement : Même si certaines personnes se lancent à l’assaut du Kilimandjaro sans entraînement, je te conseille fortement d’avoir une activité physique régulière quelques mois avant de partir. De mon côté, je pratiquais la course à pieds une à deux fois par semaine.

comme Froid : Bien que situé près de l’équateur, il fait froid sur la montagne. Au-dessus de 4000 mètres d’altitude, la température descend sous la barre des zéro degrés pendant la nuit.

comme Glacier : On trouve encore des glaciers dans la zone sommitale mais ceux-ci sont en phase de retrait rapide et devraient disparaître vers 2050 selon les experts.

comme Hirsute : Tu imagines bien qu’après un trek de plusieurs jours sans avoir la possibilité de te doucher, tu ne te présenteras pas sous ton meilleur profil à l’arrivée.

 comme Icône : Tout le monde a déjà vu une photo d’animaux dans la savane avec le Kilimandjaro en arrière-plan, cela en fait une véritable icône africaine.

 comme Jungle : Le premier (et dernier) jour de trek se déroulera dans une magnifique jungle où tu pourras peut-être apercevoir quelques animaux. Pour ma part j’ai vu plusieurs espèces de primates, le singe bleu et le colobe guéréza.

 comme Kibo : Le massif du Kilimandjaro est composé en réalité de trois volcans, le Shira, le Mawenzi et le Kibo, qui est le plus élevé et le plus récent. C’est sur ce dernier que se trouve le sommet.

Volcans Shira - Kibo - Mawenzi, massif du Kilimandjaro

 comme Lava Tower : Cette tour de lave est un point de repère sur la montagne qui se voit de loin. Elle se trouve à environ 4640 mètres d’altitude.

 comme Mal aigu des montagnes : Fréquent au-dessus de 2500 mètres d’altitude, le MAM est le résultat d’une montée trop rapide en altitude ou à une sensibilité personnelle plus élevée. Même le meilleur des sportifs peut en souffrir. Il se manifeste par des maux de tête, une baisse d’appétit, des insomnies, des nausées, des vomissements, des vertiges, des troubles de l’équilibre et, dans les cas les plus graves, peut déboucher sur un œdème cérébral ou un œdème aigu du poumon. Il faut alors redescendre immédiatement. Pas d’inquiétude, ton guide te questionnera souvent pour savoir comment tu te sens et il saura te conseiller.

 comme Neige : Il peut neiger en toute saison sur la montagne et le sommet sera souvent couvert de neige de novembre à mai. Au mois de septembre, il n’y avait pas de neige au sommet mais nous avons quand même eu une tempête de neige un après-midi à Crater Camp. Celle-ci a fondu rapidement une fois le soleil revenu.

 comme Oxygène : En raison de la pression atmosphérique bien plus faible qu’au niveau de la mer, tes poumons reçoivent environ 50% d’oxygène en moins lorsque tu respires au sommet du Kilimandjaro. De quoi te fatiguer au moindre effort.

 comme Pole Pole : Une des clés de la réussite d’un trek au Kilimandjaro et tu l’entendras souvent de la bouche de ton guide. Pole Pole signifie « lentement lentement » en swahili. Il ne faut pas vouloir monter trop vite mais prendre bien le temps de s’acclimater.

 comme Question : N’hésite pas à m’en poser si tu ne trouves pas la réponse par ici et je compléterai alors cet article 😉

 comme Record : Le record d’ascension du Kilimandjaro est détenu par un équatorien d’origine suisse, Karl Egloff, en 6 heures 42 minutes et 24 secondes en août 2014. Il est monté par la voie Umbwe et redescendu par la voie Mweka. Chapeau bas monsieur Egloff !

 comme Soif : Une autre clé pour la réussite de ce trek est de boire beaucoup (de bières), même si tu ne sens pas la soif. On parle de trois à quatre litres par jour. C’est un point absolument essentiel !

 comme Tanzanie : De nombreuses photos de la montagne avec la savane et des animaux en premier plan sont prisent depuis le Kenya, mais tout le parc national et donc le sommet se trouve bien en Tanzanie.

 comme Uhuru Peak : Uhuru signifie « liberté » en swahili, la langue locale. C’est tout simplement le nom donné au sommet, le point culminant de l’Afrique avec ses 5895 mètres d’altitude. Cette altitude officielle date de 1952 mais des mesures plus précises effectuées en 2008 (GPS / Gravimétrie) indiquent une altitude de 5891.8 mètres.

comme Volcan : Le Kilimandjaro est bien d’origine volcanique (stratovolcan) et est considéré comme dormant depuis 5000 ans. Quelques fumerolles s’échappent encore au cratère Reusch près du sommet. Les scientifiques estiment que le magma se trouve à 400 mètres de profondeur sous le sommet.

 comme Western Breach : La voie la moins fréquentée pour atteindre le sommet, la seule alternative pour atteindre Uhuru Peak par l’ouest. Cette voie permet de monter de 850 mètres en seulement deux kilomètres et débouche dans la zone du cratère.

 comme Xénophile : Il vaut mieux être xénophile pour effectuer un trek sur le toit de l’Afrique, ça va de soi… À moins d’être Tanzanien (Ok, elle est un peu tirée par les cheveux celle-là mais je te défie de trouver un terme qui commence par X et qui concerne le Kilimandjaro)

 comme Youpi : Nul doute que tu crieras cette interjection lorsque tes pieds fouleront le sommet et qu’une grande joie t’envahira. Youpi !!!!!!

 comme Zones : Pour arriver au sommet, tu traverseras quatre différentes zones climatiques avec tout d’abord la forêt pluviale jusqu’à 3000 mètres d’altitude, puis la zone de lande de bruyères jusqu’à 4000 mètres d’altitude, suivi de la zone de désert alpin jusqu’à 5000 mètres et enfin la zone arctique au-dessus où on ne trouve quasiment plus d’espèces qui survivent dans cet univers hostile.

Quand partir ?

Il y a globalement deux périodes favorables pour ce trek, la première va de janvier à février et la deuxième de mi-juin à mi-octobre. Il n’est pas recommandé de grimper de mi-mars à fin mai et de mi-octobre à mi-décembre à cause de la pluie et des nombreux nuages.

En septembre je n’ai pas eu de pluie, sauf un peu de neige l’après-midi à Crater Camp. Il faisait en général beau le matin et ensuite le ciel se couvrait jusque vers 16 heures. Ensuite, le soleil brillait à nouveau.

Quelle voie choisir ?

Il existe de nombreuses voies pour atteindre le toit de l’Afrique plus ou moins longues et plus ou moins difficiles. Les plus courtes nécessitent cinq à six jours de marche et les plus longues sept à neuf jours. Avec un trek plus long, ton acclimatation sera meilleure et tes chances de réussite plus élevées.

J’ai personnellement opté pour la voie Lemosho – Western Breach en huit jours que je vais décrire un peu mieux ci-dessous. Même en septembre, il y avait très peu de monde sur cette voie.

Carte des différents itinéraires sur le Kilimandjaro

Quel équipement prévoir ?

La compagnie que tu choisiras pour tenter cette ascension devrait te fournir une liste détaillée de l’équipement à apporter avec toi. En principe, celle-ci fournira la tente et devrait te permettre de louer du matériel que tu ne posséderais pas et que tu n’aurais pas envie d’acquérir, comme un sac de couchage ou un matelas gonflable par exemple.
En ce qui me concerne, je suis parti complètement équipé et je n’ai pas eu besoin de louer quoi que ce soit, de cette façon je pouvais être sûr de la qualité du matériel. Sache également qu’il te sera très difficile d’acheter des vêtements sur place, que ce soit à Moshi ou à Arusha, les deux grandes villes situées près du parc national du Kilimandjaro.

En principe, si la compagnie est sérieuse, ton guide viendra à l’hôtel le jour avant le début du trek et fera une vérification de ton équipement. Au cas où il te manquerait quelque chose, la compagnie devrait pouvoir t’arranger cela, mais c’est sans garantie.

Il est également conseillé d’arriver deux jours avant le début de l’ascension car ton bagage peut également être retardé, ça lui laisse un jour de marge pour arriver à bon port.

Pour les vêtements, la clé est de se vêtir avec le système unanimement reconnu des trois couches. Il faut privilégier les fibres synthétiques (polyester, polyamide) qui sèchent rapidement et éviter le coton qui absorbe l’humidité et sèche très lentement. La laine mérinos est également une matière idéale et a l’avantage de ne pas développer de mauvaises odeurs.

Bergzeit.co.uk

Équipement pour les pieds

  • Une bonne paire de chaussures de trekking imperméables et isolantes en cuir avec semelle plus ou moins souple suivant l’itinéraire et habituées à tes pieds si tu veux éviter les ampoules. Il peut pleuvoir ou neiger en toute saison, il vaut donc mieux garder les pieds au sec et au chaud. Perso, j’avais des Mammut Mt. Cascade II GTX car je passais par la Western Breach et je préférais marcher avec une chaussure plutôt rigide pour avoir le pied plus sûr. Pour une autre route, il vaut mieux privilégier des chaussures un peu plus souples pour plus de confort. Pourvu qu’elles soient imperméables et isolantes. Il faut porter les chaussures dans l’avion au cas où le bagage serait retardé.

Chaussures Mammut Mt. Cascade II GTX rouges

  • Une paire de baskets basses confortables à porter dans les campements.

Mammut MTR 71 Trail Low Shoe

  • Des chaussettes de randonnée épaisses en matière synthétique ou en laine (j’ai pris sept paires pour huit jours de trek). Regarde par exemple les modèles de chez X-Socks.

Chaussettes de randonnée Icebreaker

  • Des guêtres pour éviter que de la poussière ou de la boue ne rentrent dans tes chaussures. J’hésitais à en prendre et elles se sont révélées finalement très utiles. Le sentier en forêt peut être très poussiéreux ou boueux selon la saison. Pas besoin de choisir un modèle hors de prix, ce modèle de Salewa s’est par exemple révélé très fonctionnel.

Guêtres de randonnée Salewa pas chères

  • Des chauffe-pieds chimiques pour garder les pieds au chaud pendant la dernière nuit ou lors de la dernière montée. Deux paires devraient suffire. Ne pas faire comme moi et acheter des chaufferettes bon marché et ne pas lire le mode d’emploi qui stipule qu’elles seront nettement moins efficaces au-dessus de 2500 mètres d’altitude… Elles ne chauffaient quasiment plus à Crater Camp. Par contre, la marque Hothands est de bonne qualité.

Chauffe-pieds HotHands

Équipement de trek pour le Kilimandjaro

Équipement pour le corps

  • Un caleçon long de préférence en laine mérinos (qui a l’avantage de ne pas développer de mauvaises odeurs). J’étais équipé du modèle Icebreaker Oasis M (200 gr/m2) et j’en étais très satisfait.

Icebraker Oasis collant

  • Des sous-vêtements en matière synthétique ou laine mérinos (pas de coton). J’avais apporté cinq boxers Anatomica de chez Icebraker pour ma part.

Icebraker Anatomica Boxer bleu

  • Un (ou deux) t-shirt manches courtes en matière synthétique qui sèche rapidement. Un modèle pas cher en polyester fera parfaitement l’affaire.
  • Un t-shirt manches longues léger et un t-shirt manches longues chaud en matière synthétique ou laine mérinos. J’ai beaucoup apprécié le modèle Odlo X-Warm, il était très chaud pour la journée passée à Crater Camp. Un modèle moins cher et moins chaud conviendra pour les premiers jours.

Odlo t-shirt X-Warm manches longues

  • Une veste polaire légère comme couche intermédiaire, par exemple le modèle Mammut Pacific Crest.

Mammut veste polaire Pacific Crest

  • Une veste softshell (optionnel) comme couche intermédiaire. Pas obligatoire mais j’aime beaucoup ce genre de vêtement. C’est bien simple, je portais ma veste Mammut Aconcagua la plupart du temps.

Mammut veste Acongagua

  • Une veste chaude en matière synthétique ou duvet comme troisième couche. Indispensable pour la zone sommitale et le dernier campement.

Mountain Equipment Lightline Jacket navy

  • Un pantalon imperméable et respirant et une veste imperméable et respirante avec capuchon. Pour se protéger de la pluie et du vent qu’il peut y avoir en toutes saisons. Ces vêtements doivent être assez larges pour être portés par-dessus les autres couches. Pour le pantalon, ce modèle de Mountain Equipment fera l’affaire et pour la veste la Mammut Kento te gardera bien au sec et t’isolera du vent.

Mountain Equipment pantalon de pluie noirMammut Kento veste

  • Deux pantalons de trekking en matière synthétique. Une paire légère transformable en short, l’autre paire plus chaude avec doublure polaire de préférence. J’avais le Mammut Alto comme pantalon chaud que j’ai porté dès le camp de Arrow Glacier (4800 mètres).

Mammut pantalon Alto

Équipement pour les mains

  • Une paire de gants légères à doigts. Je suis fan du modèle Roeckl Kangto en matière Windstopper Softshell avec une fonction écran tactile pour les geeks 😉

Gants Roeckel Kangto

  • Une paire de moufles chaudes. Je n’ai pas beaucoup utilisé les miennes mais en cas de mauvais temps il peut en aller tout autrement.

Outdoor Research Meteor Mitts black-charcoal

  • Des chauffe-mains chimiques pour garder les mains au chaud pendant la dernière nuit ou lors de la dernière montée. Deux paires devraient suffire. Comme pour les pieds la marque Hothands est de bonne qualité.

Chauffe-mains HotHands

Équipement pour la tête

  • Un chapeau pour te protéger du soleil. Je n’ai pas beaucoup utilisé le mien car le ciel était souvent couvert la journée, mais en cas de soleil intense, il vaut mieux en avoir un avec soi.

Jack Wolfskin Supplex Mesh Hat

  • Un bonnet ou mieux, un bandana Buff® multi-usages qui peut faire office d’écharpe, de bandeau, bonnet, balaclava, etc… Regarde la vidéo qui suit, c’est assez génial :

Bandana Original Buff noir

  • Une paire de lunettes de soleil pour haute montagne, indice 4. Je n’ai encore une fois pas beaucoup utilisé les miennes, car le ciel était souvent gris, mais il peut en aller autrement quand le soleil brille toute la journée. Le modèle Julbo Montebianco est une valeur sûre.

Julbo Monte Bianco Spectron 4 Sunglasses

  • De la crème solaire pour le visage ET pour les lèvres. Je n’avais pas pris de stick spécial lèvres à mon grand malheur. Elles sont devenues très sèches et craquelées rapidement. Un indice élevé est nécessaire.

Équipement pour dormir

  • Un très bon sac de couchage pour une température de -15°C au minimum comme le Mountain Hardwear Lamina™ Z Blaze –15° (synthétique). Si tu choisis de dormir à Crater Camp près du sommet, je te recommande de prendre le modèle synthétique le plus chaud de chez Mountain Hardwear, le Lamina™ Z Bonfire –30°. Un modèle qui offre la même isolation en duvet (plumes) coûtera beaucoup plus cher. J’étais équipé du modèle précédent, le Mountain Hardwear Lamina -30° et je n’ai pas eu froid. Il faisait un peu chaud dans les camps inférieurs mais j’ouvrai alors la fermeture éclair. Tu peux aussi louer ton sac de couchage chez la plupart des compagnies.

Moutain Hardwear Lamina Z Bonfire

  • Un matelas gonflable léger qui prend peu de place une fois dégonflé et qui offre une excellente isolation par rapport au sol froid. Dans cette gamme, le modèle Thermarest NeoAir All Season est excellent. Le matelas aussi se loue chez la plupart des compagnies.

Thermarest Neo Air All Season

Sac de couchage - matelas - duffel pour le Kilimandjaro

Équipement pour boire

  • Deux à trois bouteilles pour emporter ton eau potable avec toi pendant la journée. Le modèle de Nalgene avec ouverture large convient très bien. Elle pourra également être remplie avec de l’eau bouillante pour faire office de bouillotte au camp le plus élevé.

Bouteille Nalgene

  • Un traitement pour purifier l’eau que l’on te donnera. Elle sera filtrée mais il faut en plus la traiter avec des pastilles comme le Micropur Forte pour tuer les bactéries, virus et autres amibes. Si le goût du chlore te dérange, ajoute également du Micropur Antichlorine qui le neutralisera.

Micropur Forte et Antichlorine

Équipement pour le confort personnel

  • Une petite serviette de toilette en microfibre pour te sécher lorsque l’on te donnera une bassine d’eau pour te laver. Les serviettes de Sea to Summit sont de bonne qualité.

Serviette microfibre Sea to Summit

  • Une lampe frontale à utiliser dans la tente ou lors de la montée finale. Ne pas oublier de prendre des piles supplémentaires. Un modèle petit, léger et robuste comme la lampe Petzl Tikka ira très bien.

Lampe frontale Petzl

  • Des bâtons de trekking ajustables. Je n’ai pas utilisé les miens à la montée, mais par contre, c’était vraiment agréable d’en avoir à la descente pour économiser un peu les genoux très sollicités.

Bâtons de trekking

  • Des bouchons d’oreilles pour diminuer le bruit ambiant dans les camps ou un voisin ronfleur 😉 Je ne voyage plus sans une boîte d’Ohropax.

Bouchons d'oreille Ohropax soft

  • Des lingettes humides pour te laver les mains ou le visage.

Lingettes humides Sea to Summit

  • Des snacks énergétiques si tu as peur d’avoir un coup de fringale sur la montagne. Un cas de perte d’appétit avec l’altitude, manger des snacks pourra quand même te donner l’énergie dont tu auras bien besoin le jour du sommet.

Barre énergétique aux céréales

  • Une trousse de toilettes avec ta brosse à dents et ton dentifrice favori. On te donnera tous les jours une bassine avec du savon pour te laver. Comme la peau sèche pas mal sur la montagne, une lotion hydratante peut être utile. Je n’ai pas pris de rasoir car je n’avais pas l’intention de me raser pendant les 8 jours du trek.

Médicaments à emporter

La liste de médicaments à emporter ci-dessous est bien sûr indicative et ne remplace pas une visite chez votre médecin.

  • Un pack contre la tourista fréquente en voyage. Bon, dans la forêt humide ça sera encore facile de trouver un arbre pour te soulager toutes les 30 minutes mais au-dessus de 3500 mètres, ça peut être difficile de trouver un petit coin discret en dehors des campements. Il vaut donc mieux éviter au maximum ce genre de petits désagréments. Ce pack devrait contenir au minimum un anti diarrhéique à base de Lopéramide (Imodium par exemple) et un antibiotique à large spectre à base de Ciprofloxacine. On peut également ajouter à ce pack un médicament anti-nausée à base de Prochlorperazine (par exemple Buccastem).

Pack de médicaments contre la tourista

  • Des pansements contre les ampoules de différents formats. Je trouve que les pansements Compeed sont vraiment efficaces et soulagent la douleur instantanément.

Pansements Compeed medium

  • Des analgésiques à base d’Ibuprofène pour soulager d’éventuels maux de tête.

Comprimés d'Ibuprofène

Faut-il prendre un traitement contre le paludisme ?

On ne trouve pas les moustiques responsable du paludisme au-dessus de 1800 mètres en Tanzanie, donc lorsque tu seras sur la montagne, tu ne risqueras pas d’attraper cette maladie 99% du temps. Par contre, l’aéroport du Kilimandjaro ainsi que les villes d’Arusha et de Moshi se trouvent au-dessous de 1800 mètres, donc il est possible de se faire piquer par un moustique infecté pendant que tu y séjourneras avant et après le trek.

Le risque est encore plus grand si tu combines l’ascension du Kilimandjaro avec un safari dans un des magnifiques parcs nationaux du pays, comme le Serengeti tout proche par exemple. Dans ce cas, tu seras beaucoup plus exposé et il me semble tout à fait indiqué de prendre un traitement préventif.

Personnellement, j’estimais le risque d’infection assez faible pendant la saison sèche (septembre), je n’ai donc pas pris de prophylaxie antipaludique (pas de safari avant ou après).

Faut-il prendre du Diamox contre le mal aigu des montagnes ?

Le Diamox est couramment prescrit pour une meilleur acclimatation à l’altitude et à prévenir l’apparition des troubles liés au mal aigu des montagnes. Ce médicament acidifie le sang ce qui a pour effet de stimuler la respiration et donc d’augmenter la quantité d’oxygène qui entre dans le système sanguin. Il a également un effet diurétique qui te feras uriner plus souvent (quel bonheur de sortir de son chaud duvet en pleine nuit quand il fait bien froid dehors).

A mon humble avis, il vaut mieux appliquer les principes de base pour cette ascension comme boire beaucoup, marcher lentement et préférer les treks de plus de 6 jours pour arriver au sommet plutôt que de prendre des médicaments.

En ce qui me concerne, je n’ai pas pris de Diamox pour ce trek.

Équipement pour les geeks

Équipement geek emmené au Kilimandjaro

Outre mon réflex Nikon avec deux objectifs, le Nikkor AF-S DX 17-55mm f/2.8G ED-IF et le Nikkor AF-S DX 10-24mm f/3.5-4.5G ED, j’ai également emmené le compact Sony RX100 III pour faire quelques vidéos et en cas de problème avec mon réflex. J’ai également apporté un petit trépied Joby GorillaPod très pratique pour faire des photos nocturnes.

J’ai utilisé mon smartphone comme GPS mais je n’ai pas acheté de carte SIM locale pour avoir Internet. De toute façon, le réseau mobile était plus que limité sur la voie Lemosho – Western Breach. Il y avait bien quelques spots avec un signal faible tout juste utilisable pour envoyer un texto. Le réseau mobile est peut être meilleure sur les voies Machame ou Marangu.

Prévoir deux batteries par appareil et une batterie externe que tu pourras recharger avec un petit panneau solaire, comme ce modèle Xtorm AP150. Prévoir tous les adaptateurs pour recharger ces accus (câbles, socles, etc…).

Et tout ce matériel, je le mets où ?

  • Un grand sac de voyage souple, léger et solide (duffel bag). Celui-ci ne devra pas comporter de roues, ni de partie métallique. Ce sac sera porté par un porteur avec toutes les affaires dont tu n’as pas besoin pour marcher, sac de couchage et matelas compris. La série Duffel Base Camp de The North Face est idéale, elle est très solide, durable et supporte bien la pluie. La version Large me semble être le minimum requis (95 litres) mais il existe aussi la version X-Large (135 litres) si tu as de gros besoins comme moi.

The North Face Duffel Base Camp rouge

  • Un sac à dos de 35 à 45 litres qui pourra servir de sac de cabine dans lequel tu disposeras tes affaires fragiles. Tu marcheras également avec ce sac tous les jours du trek. Il faut qu’il soit équipé d’une protection contre la pluie.

Lowepro Rover Pro 45l AW bleu

2017-04-02T20:45:46+00:00 17 avril 2016|Catégories : Afrique, Conseils, Tanzanie|Mots-clés : , , |2 Commentaires

2 Commentaires

  1. Pierre 6 janvier 2017 à 17 h 37 min- Répondre

    Super Pascal, très bon récit et merci de partager ton expérience. Je prévois de faire le Kili depuis quelques mois et tes conseils sont forts utiles.

    • Pascal 9 janvier 2017 à 13 h 45 min- Répondre

      Merci d’avoir laisser ton impression Pierre, bonne ascension !

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